Territoire

Quatre Établissements Publics de Coopération Intercommunale (EPCI) adhèrent au SMBVAS en tant que membres disposant du pouvoir délibérant :

- la Communauté de Communes Grand Autunois Morvan (CCGAM)

- la Communauté de Communes Entre Arroux Loire et Somme (CCEALS)

- la Communauté Urbaine Le Creusot Montceau (CUCM)

- la Communauté de Communes Le Grand Charolais (CCLGC)

Le territoire est situé sur trois départements (Saône-et-Loire, Côte d'Or et Nièvre) et une partie se trouve dans le Parc Naturel Régional du Morvan. La totalité du bassin versant de l'Arroux n'est pas gérée par le SMBVAS. En effet, un des affluents de l'Arroux (la Bourbince) est géré par le Syndicat Mixte du Bassin Versant de la Bourbince (SMi2B). Le territoire comprend aussi le bassin versant de la Somme et d'autres affluents de la Loire (Blandenan, Sauvigny, Doulin, Vezon et Achard).

Occupation du sol

Le territoire est rural puisque l'activité dominante est l'élevage bovin allaitant charolais. Cette dernière façonne un paysage bocager composé de haies et de prairies permanentes. Les zones forestières se situent au niveau des pentes les plus fortes : autour du Plateau d'Antully, sur les versants bordant le Mesvrin, dans le Pays d'Arnay et aux limites du Morvan.


État écologique des masses d'eau

L'état écologique des masses d'eau de surface est déterminé par les analyses de l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne. La Directive Cadre sur l'Eau définit le "bon état" d'une masse d'eau lorsque l'état biologique et l'état chimique de celle-ci sont au moins bons.

Qualité des eaux de surface

Matières phosphorées : elles peuvent être d'origine agricole (engrais phosphatés, ruissellement d'effluents agricoles, etc.) et/ou d'origine industrielle et urbaine (rejets issus d'assainissements collectifs et non collectifs, lessives, détergents, etc.). L’excès de phosphore dans les eaux déséquilibre les milieux aquatiques et favorise le phénomène d’eutrophisation. Celui-ci consiste en un développement accéléré des algues et des végétaux  entraînant à terme une dégradation de la qualité de l’eau. La qualité des eaux de surface pour ce paramètre est relativement satisfaisante sur le bassin versant (pratiques agricoles favorables : haies, zones humides, prairies permanentes).

Matières azotées : elles sont issues principalement de l’agriculture (épandage d’engrais azotés et de lisier). La pollution des eaux par les matières azotées (dont les nitrates) présente un double risque. Ingérés en trop grande quantité, les nitrates ont des effets toxiques pour la santé. Par ailleurs, ils contribuent avec les phosphates à modifier l’équilibre biologique des milieux aquatiques en provoquant des phénomènes d’eutrophisation. La qualité des eaux de surface pour ce paramètre est relativement satisfaisante sur le bassin versant (pratiques agricoles favorables : haies, zones humides, prairies permanentes).

Matières en suspension : ce sont des matières insolubles, minérales ou organiques, fines (argiles, limons, microorganismes, etc.) qui peuvent être maintenus en suspension grâce à la turbulence de l’eau. Sur le bassin, ces matières en suspension (MES) sont liées en grande partie à l’érosion des berges des cours d’eau ; processus naturel qui est fortement accentuée par l’absence de végétation (ripisylve) et le piétinement des bovins. Les MES participent à la dégradation des écosystèmes aquatiques, par réduction de la pénétration de la lumière, détérioration des branchies des poissons, colmatage des habitats et des frayères de la faune benthique entraînant des conditions d’anoxie (Massa, 2000). Les MES participent à la modification de la composition chimique du milieu aquatique, en véhiculant de nombreux éléments potentiellement polluants tels les métaux et certains composés organiques. Les résultats sont plutôt mauvais pour ce paramètre sur le bassin versant. Afin de diminuer le taux de MES, différentes solutions existent : mise en défens avec aménagement de points d'abreuvement (limite le piétinement et permet la revégétalisation des berges).